Slimane Azayri

Slimane Azayri

Algérie : Ahmed Ouyahia appelle à la privatisation des entreprises publiques

Oui, d’accord avec Said Djaâfar, la police politique est toujours là. A moins qu’il se soit produit une révolution politique que les algériens n’aurait ni vue passer ni encore moins faite. Un miracle, en un mot.

2- Ce qui est dommageable pour tous les algériens est que les entreprises publiques soient devenus des « danseuses » et « danseurs » entretenus par le Trésor public qui y a engloutis des centaines de milliard de dinars depuis les années 1980 à nos jours. Il s’agit donc de dépasser les a priori idéologiques qui opposent nos libéraux (plus libéraux que les libéraux du monde entier) à  nos dirigistes ( plus socialistes que les socialistes du monde entier) et de s’entendre sur une stratégie industrielle qui encourage la croissance et la diversification tout en réduisant le recours à tout-va aux ressources publiqes.

 


16/04/2019
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"Le véritable niveau du dinar est proche du marché informel ", selon l'ancien ministre du commerce, Benmeradi

Il est pour le moins paradoxal qu’un membre du gouvernement:

1- mette en cause le dispositif de cotation du dinars qui, pourtant, est toujours en vigueur;

2- Encourage les acteurs cachés et les utilisateurs du marché parallèle des changes à attaquer encore et toujours le dinar par le seul fait d’attribuer (au dit marché) une efficience qu’il dénie au dispositif officiel dont il est sensé être l’un des défenseurs;

3- Pousse à la poursuite de la dégringolade du dinar comme le ferait n’importe quel spéculateur du marché informel.

Trois mauvais coups dans le dos sont ainsi portés à la monnaie nationale. Ne dit-on pas que « on est jamais trahi que par les siens » ?

 


15/04/2019
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"Le pouvoir algérien bloqué par les manifestations"

Il parait clair que si les algérien.nie.s commencent à sortir dans la rue et manifester, c’est pour répondre aux sollicitations plus implicites qu’explicites de certains secteurs du pouvoir politique. Le but, comme à  peu près en octobre 1988, semble être de faire changer le rapport de force interne du pouvoir dans le sens d’un changement du personnel dirigeant dans le cadre de la continuité du système en place. Les algériens sortis dans la rue pour contribuer à sortir le pays de la crise institutionnelle actuelle doivent-ils se limiter à jouer le rôle de supplétifs ou d’armée de réserve dans lequel le confine la tradition des basses manoeuvres politiciennes des groupes dirigeants ? Si tel est le cas, le pays ne sortirait pas vraiment de la zone des tempêtes car une solution bricolée en cercle fermé dans l’urgence et la précipitation ne peut pas être durable. Par contre, si les algérien.ne.s patriotes s’impliquent collectivement et durablement dans la résolution de la crise et arrivent à peser dans l’évolution du cours des choses, il devient possible d’espérer une issue positive. Cette issue n’est, à mon avis, pas imaginable en dehors de l’ordre constitutionnel existant à condition qu'il soit rigoureusement respecté dans son esprit et sa lettre . Ce respect de l’ordre constitutionnel représente un veritable défi pour les algérien.ne.s patriotes et un gage de stabilité politique pour notre pays. Le début de l'instauration d’un Etat de droit, car il s’agit de cela, grâce à la dynamique vertueuse impulsée par le mouvement citoyen en cours, permettra notamment de réparer les graves atteintes que la présidence de Bouteflika a infligé a la valeur des normes constitionnelles.

 


15/04/2019
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"La fraude, une deuxième nature du système politique algérien "

La fraude électorale est intrinsèquement liée au système politique algérien. Son enracinement a été  grandement facilité, d’une part, par l’exemple des pratiques en la matière inaugurées et appliquées  à grande échelle par le gouverneur général français en Algérie Naegelen dans les années 1940 dans l'objectif de contrer les candidats nationalistes aux élections et, d’autre part, la corruption presque innée des « marocains », autrement dit des présumés algériens  nés et ayant grandi au Maroc, entrés en Algérie par milliers dans les bagages de l’armée des frontières après l’indépendance.

 


15/04/2019
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"L'offensive de charme algérienne en direction des Etats -unis"

On comprend l’intérêt des américains pour le marché des hydrocarbures algérien. Il est par contre difficile sinon impossible de faire croire aux personnes sensées que les américains, comme les français d’ailleurs, aient voulu ou veuillent s’impliquer réellement dans la réussite du processus démocratique en Algérie.

 


14/04/2019
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"L'Algérie, le cauchemar d'Emmanuel Macron"

Les gouvernements français successifs ont fait le choix de Bouteflika depuis le départ  en 1999 dans ce qu’ils considèrent être l’intérêt de leur pays. Cet intérêt se résume à exploiter en faveur de la France les relations économiques et minoriser sinon neutraliser l’action de l’Algérie en Afrique du nord et de l’ouest. Dans ce cadre, la présidence de  Bouteflika a été suffisamment favorable aux intérêts français. Seulement,  tout a une fin en ce monde, les monarques, héréditaires ou non, inclus. Il est a priori surprenant qu’un jeune président prétendu  moderne se mette à vouloir allonger outre mesure la durée d’exercice d’un homologue usé par la maladie. En fait, le soutien de Macron au 5e mandat semble être plus motivé par la volonté d’affaiblir l’Etat algérien  au plan interne et externe a la fois que par le souci de la stabilité de l’Algérie. Aussi, si jamais  les choses tournent mal,  tous ceux qui ont oeuvré en Algérie et à l’étranger a affaiblir l’Etat en contribuant a maintenir au pouvoir un homme gravement malade seraient bien les derniers a avoir moralement et logiquement le droit de se plaindre des événements plus ou moins catastrophiques qui pourraient en résulter.

 


14/04/2019
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"Algérie, le 5e mandat de trop"

Ce n’est pas seulement un cinquième mais aussi un troisième et quatrième mandats de trop, faisant de l’Algérie un de ces vulgaires émirats petroliers créés de toutes pièces et manipulés par les puissances étrangères.

 


14/04/2019
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"Antisémitisme hier, islamophobie aujourd'hui" (?)

Historiquement parlant, le racisme anti-musulman existe depuis des siècles indépendamment de l'antisémitisme et vice-versa. Tels des virus, ces racismes varient en intensité et changent de formes selon les périodes historiques

 


14/04/2019
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"Députée" et "présidente de parti politique"

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Cette dame, telle une droguée, fait une addiction à la provocation et l'insulte, moyens utilisés par les pauvres d'esprit du monde entier pour attirer les projecteurs. Aussi parler beaucoup d'elle, c'est l'encourager à continuer, elle, et ses semblables, dans la même voie. A mon avis, les cibles sur  lesquelles il faudrait diriger des ripostes sont les responsables et propriétaires des médias qui lui ouvrent micros et  caméras  ainsi que les dirigeants "cachés derrière le rideau" qui l'y font inviter. Médias auxquels les dignes et méritants citoyens de ce pays ont très peu  accès. 
Cette "boulitique" antinationale existe depuis longtemps sous différentes formes. En effet, c'est depuis l'indépendance que des groupes de dirigeants de notre pays travaillent à abrutir les algériens et les algériennes, sous prétexte de les arabiser, les diviser en factions pour les affaiblir, les dresser les uns contre les autres, en particulier contre les kabyles, leur faire renier leur identité amazigh et les détacher de leurs racines algériennes au profit d'un arabisme idéologique sans racines vivantes, sans consistance réelle non seulement en Algérie mais aussi dans les pays de l'Afrique du nord et du Moyen-orient.
Le jeu politique est  faussé en Algérie. Cette dame dirige un parti qui n'a de parti que le nom. C'est tout au plus un groupuscule, un "particule". Il existe en réalité à peine une dizaine de partis politique s avec une base militante et électorale conséquente sur les soixante à soixante dix qui ont été diaboliquement légalisés par les groupes d'intérêt qui contrôlent l'Etat algérien. Quant aux députés, la majorité d'entre eux est "désignée" par les maîtres de la fraude et la dame en question en fait certainement partie. Une fausse député présidente d'un faux parti politique ne peut et doit pas avoir une vraie audience auprès des algériens. Sa vraie mission, jamais avouée et assumée, est d'empoisonner et stériliser le champ et l'action politique au profit des groupes d'intérêt qui entendent  continuer à squatter, tel un bien vacant, le  pouvoir d'Etat dans le but d'en user et abuser indéfiniment.

02/08/2018
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Mon grand-père, Chavane ath Elhadj n' Aourir ath Menguelleth (1898-1982).

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Mon grand-père, Chavane ath Elhadj n' Aourir ath Menguelleth (1898-1982). 
Voici quelques informations sur sa vie:
- Il maîtrisait toutes les tâches de l'agriculture traditionnelle: élevage,surtout bovin, arboriculture, céréaliculture, apiculture, chasse (rarement avec une arme à feu, plutôt à l'aide de différents pièges), etc. . 
- Il avait une force physique exceptionnelle et la garda en partie jusqu'à la vieillesse du fait qu'il n'abandonna jamais le régime alimentaire traditionnel, semblable au fameux régime méditerranéen.
- Il suivit une formation de forgeron à l'école manuelle créée par les français à Michelet (actuelle Aïn El Hammam). Il exerça ce métier dans la dite ville des années durant.
- Avec la première guerre mondiale, Il fut mobilisé par l'armée française pour une période de trois années.
- Dans les années 1930, il travailla en France, notamment dans les chantiers de réalisation des voies souterraines du métro parisien.
- Durant la guerre de libération, il fut membre de l'organisation civile du FLN (OCFLN). Fait prisonnier et torturé durant l'opération "jumelles" engagée par l'armée française en wilaya III en 1959 - 1960, il échappa miraculeusement à la mort et  se réfugia à Alger chez de lointains parents.
- Durant la plus grande partie de sa vie, passée au village d'Aourir, il exerça occasionnellement le métier d'arracheur de dents, de soigneur d'animaux domestiques (vu l'absence de dentistes et de vétérinaires à l'époque) et de marchand de bestiaux dans différents souks ou marchés hebdomadaires de la région (achats et ventes pour le compte de villageois).
- Il était considéré comme l'un des sages du village dont le nombre dépassait rarement celui des doigts de la main. A ce titre, il veillait à l'application du kanoun kabyle et jouait, selon les cas, les rôles de médiateur et de conciliateur. Il lui arriva aussi de faire partie d'un comité d'arbitres ("ljemaa" en langue kabyle) chargé de trouver des solutions - obligatoires pour les parties adverses - aux litiges les plus graves qui auraient, sans cela, eu des issues violentes ou été soumis à la justice de l'Etat.

 
 

30/12/2017
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La Kabylie et le MAK (*) ou l'indépendance au risque de la balkanisation

En principe, je ne suis pas à priori opposé à l'idée d'instaurer en Algérie un système d'institutions politiques qui comporte des doses plus ou moins fortes de décentralisation territoriale dans le cadre soit d'une régionalisation soit d'un fédéralisme.
En pratique, l'enjeu réside dans la capacités des uns et des autres - dirigeants, élites et citoyens - à contenir les risques de plus en plus sérieux de voir les forces centrifuges (en l'occurrence, séparatistes) - en Kabylie mais pas seulement - aboutir à la remise en cause de l'existence même de l'Etat algérien. Cette situation de tension croissante entre séparatistes et nationalistes, nous la devons en premier, non pas à Ferhat Mehenni et au MAK, mais au passif accumulé par les dirigeants maghrébins  qui ont oublié (ou trahi),  depuis les indépendances, l'idéal d'unité fixé par les aînés au profit d'une confrontation stérile entre nationalismes chauvins. En effet, si le projet maghrébin avait reçu un début de concrétisation, les revendications indépendantistes, celle du MAK et d'autres à venir, charrieraient moins de risques de balkanisation et auraient été "récupérées" par la construction supra nationale qui aurait alors joué le rôle providentiel d'amortisseur des chocs politiques et sociaux majeurs.
Concernant Ferhat Mehenni et les militants du MAK, il me semble que le moins qu'il puissent faire pour avoir du crédit auprès des kabyles, sans que cela débouche obligatoirement sur une adhésion à leur projet indépendantiste, c'est de leur manifester du respect en :
- cessant de prétendre parler en leur nom à tous;
- en révélant suffisamment d'informations sur les personnes et les entités qui les appuient moralement et/ ou matériellement  en Algérie;
- rendant public les noms des Etats et des organisations qui les appuient moralement et/ou matériellement à l'étranger;
- poussant les militants kabyles du MAK établis à l'étranger (notamment à Paris deuxième ville kabyle après Alger et avant Béjaïa et Tizi-Ouzou) à revenir en Kabylie et s'y investir. Vu l'amour apparemment fort porté à cette dernière, le retour des parisiens et autres kabyles de la diaspora, qui militent au sein du MAK, devrait pouvoir se faire assez rapidement.
De mon point de vue, si ces conditions ne sont pas satisfaites, il est peu probable que  Ferhat Mehenni et le MAK puissent obtenir un soutien populaire assez suffisant pour leur permettre de mener avec quelque chance de réussir  le combat pour l'indépendance de la Kabylie.

 

(*) Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie.


29/06/2017
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Le Sahara occidental cristallise les rivalités entre les Etats maghrébins

Aucune personne qui s'intéresse aux relations inter-maghrébines ne peut, à mon avis, reprocher à l'un ou l'autre des pays de faire dans la realpolitik dans ce qui a trait à leurs relations bilatérales.
A commencer par la Tunisie, plus petite et moins peuplée, qui donne la priorité aux échanges économiques et commerciaux tout en se gardant des possibles ingérences politiques voire politiciennes des voisins immédiats (Algérie et Libye) grâce aux alliances nouées avec des puissances protectrice, France et USA, surtout. Indépendamment de la question du Sahara occidental (je reprend la dénomination onusienne et non des pro Polisario) La Tunisie utilise aussi les bonnes relations avec le Maroc comme un des moyens de limiter les pressions dont pourrait user l'Algérie sur ou contre elle. 
Le Maroc, dont le projet de rétablir les limites territoriales qu'il considère légitimement siennes d'un point de vue historique - une partie des nord et sud ouest algérien, le Sahara occidental et la Mauritanie - reste d'actualité dans la mémoire et la culture politique du pays, ne peut que se heurter à l'opposition du voisin algérien, ce, même en l'absence du conflit du Sahara occidental.

l'Algérie, qui a été dès 1963 confronté à une agression militaire marocaine visant à la déposséder d'une partie de son territoire, cherche d'abord, en adoptant une position résolument "légaliste" (au sens de conforme à la légalité onusienne) au sujet du conflit du Sahara occidental, à neutraliser par anticipation de probables nouvelles revendications marocaines sur des parties du territoire algérien.
La tare commune de cette realpolitik partagée des trois Etats du Maghreb provient du fait qu'elle s'inscrit dans un cadre géo-politique et économique imposé dès l'origine par les anciennes puissances coloniales (France et Espagne) et leur parrain (USA). Autrement dit, cette realpolitik est certainement favorable à ces puissances extérieures, dans la mesure où elle met chacun des Etats maghrébins dans un face à face solitaire avec elles. Par contre, elle est négative quant au développement des liens de coopération entre les trois pays maghrébins dans la mesure où leurs gouvernements sont fortement incités à vouloir s'affirmer et se renforcer les uns contre - et non avec-  les autres.


08/04/2017
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L'indépendance de la Kabylie pourrait-elle devenir une issue irréversible ?

 

En l'état actuel des choses, une indépendance de la Kabylie ne peut pas constituer à mon avis une issue irréversible. En effet, ce que nous savons de l'histoire de cette partie de l'Algérie à travers les âges nous apprend que ses habitants n'ont jamais envisagé leur destin en dehors des autres parties du pays avec lesquelles ont toujours existé des courants d'échanges humains et matériels relativement riches et denses – contrairement aux visions superficielles de ces arabistes qui veulent enfermer idéologiquement la Kabylie dans un particularisme figé, érigé au rang de constante négative- ceci, bien avant la colonisation française et l'occupation ottomane. 

Une indépendance ne prendrait un caractère irréversible que dans l'hypothèse où des évolutions et des événements futurs viendraient à la rendre nécessaire et inévitable. Or, j'ai toujours été personnellement inquiet par le décalage existant entre les aspirations des habitants de Kabylie et celles des autres régions. Ce décalage, nous l'avons vu à l’œuvre en 1980 avec le printemps amazigh, à partir de 1989 avec la poussée intégriste partout en Algérie à l’exception de la Kabylie, en 1994 avec la grève pour la reconnaissance de tamazight à l’école, en 2001 avec les manifestations et les grèves du printemps noir pour tamazight, les libertés et la démocratie. Or, tous ces mouvements politiques et sociaux se sont limités pour la plupart à la Kabylie ou, parfois, aux kabyles vivant dans d’autres régions d’Algérie.

Un fossé est-il en train de se creuser progressivement entre la Kabylie et le reste de l’Algérie ? Oui, à mon sens. Cependant, il n’est pas trop tard pour empêcher son élargissement. Comment ? En orientant et mobilisant les énergies dans deux directions principales:

- La défense et le développement sur tous les terrains des libertés individuelles et collectives par les acteurs économiques, sociaux, civils et politiques réels (non les subventionnés de l’Etat ou de parties non identifiées) de tout le pays ;

- Une réflexion et un débat national pour une grande réforme des institutions du pays et sa mise en œuvre dans une collaboration étroite entre les acteurs ci-dessus désignés et les représentants de l’Etat.

De cette façon, nous pouvons arriver à réduire significativement le décalage actuel entre la Kabylie et les autres régions du pays et lui substituer des convergences, donnant ainsi à l’Algérie les bases solides qui la mettront en capacité d’aller toujours plus loin dans la voie du développement.

 


02/02/2017
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Décideurs: absents ou incompétents ?

Je dirais que c'est moins une absence de décideurs qu'un grave déficit de valeurs morales et civiques. Les décideurs en place, à commencer par les premiers,c'est-à-dire ceux du sommet de la pyramide du pouvoir, ne jouent pas leur rôle dans le sens de l'intérêt général mais plutôt dans le sens de leur intérêt particulier en tant qu'individus ou de celui de leur groupe respectif de dirigeants.

Chez eux, La décision dans le sens de l'intérêt particulier constitue une règle constante; par contre, celle dans le sens de l'intérêt général est variable ou occasionnelle. Il arrive, mais ce n'est pas fréquent, que les deux coïncident. Dans ce cas, les décideurs jouent leur rôle plus ou moins correctement. par contre, quand une décision est soit opposée soit indifférente (ou neutre) vis-à-vis de l'intérêt particulier du ou des décideur(s), la décision vient tard ou même ne vient jamais, surtout lorsque les bénéficiaires potentiels ne font pas suffisamment ou du tout pression sur eux.

Comment mettre fin à cette situation dommageable pour tous et, surtout pour le pays et les générations futures, sauf apparemment pour les décideurs et leurs clientèles ?

Deux conditions préalables paraissent indispensables:

- Le but à poursuivre qui est est clair: établir dans les faits le primat du choix des décideurs à tous les niveaux et dans tous les domaines par les citoyens eux mêmes.

- Les moyens à utiliser qui sont, quant à eux, multiples et doivent être dans tous les cas adaptés aux situations concrètes.

La difficulté de réaliser ces conditions et le temps que cela exige, explique le choix désespérant et désespéré fait par une partie des personnes ayant acquis des compétences de sacrifier ces dernières sur l'autel de leur ambition d'ascension sociale, c'est-à-dire de leur intérêt particulier. Une autre partie des personnes compétentes, celles ayant fait le choix de servir l'intérêt général envers et contre tout, se voient par contre exclues des centres de décision, lorsqu'ils parviennent par chance ou par miracle à y entrer, ou bien empêchées dès le départ d'y accéder car ne correspondant pas aux profils des décideurs sans foi ni loi, donc forcément incompétents, qui monopolisent le pouvoir en Algérie.

 


15/01/2017
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« Le Canard Enchaîné » : Les trois trumperies du président Trump

 

Donald Trump a perdu les élections du 8 novembre avec 2,8 millions de voix de retard sur sa rivale, Hillary Clinton, mais il a enfin été élu officiellement président.  Les 538 grands électeurs ont majoritairement voté, le 19 décembre, pour le promoteur immobilier sans se soucier des pétitions et des manifestations. Pour la seconde fois en seize ans, le candidat qui a obtenu dans une présidentielle le moins de suffrages populaires est donc déclaré vainqueur aux Etats-Unis.

Tout ça à cause d’un suffrage censitaire antédiluvien, vestige des pères fondateurs du XIX siècle, qui favorise les anciens Etats esclavagistes et les petits Etats ruraux, à la faible démographie, au détriment des zones urbaines, très peuplées. Le vote d’un habitant du Wyoming compte ainsi 3,6 fois plus que celui d’un californien, excusez du  peu.

Avec cette élection d’un perdant à la Maison-Blanche, les Etats-Unis, le pays des gagnants, délivre ainsi une nouvelle leçon de démocratie au reste du monde.

  • 1) Preuve est faite que tous les votes sont égaux, mais certains beaucoup plus que d’autres. Un bonne façon de convaincre que le bulletin dans l’urne ne compte pas vraiment et que la démocratie ne reflète pas la volonté des citoyens. Dès lors, pourquoi  la respecter et pourquoi aller voter ?
  • 2) Trump a prouvé en quelques semaines que les promesses de campagne n’engagent que ceux qui les reçoivent. Il en a donné l’illustration la plus saisissante le 10 décembre dans le Michigan. A la foule de ses supporteurs qui scandaient le slogan le plus repris pendant sa campagne, « Jetez-la en taule », à propos d’Hillary Clinton, il a répondu : « ça a beaucoup compté avant l’élection. Maintenant, on s’en fout, non ? » Le cynisme  à l’état chimiquement pur. La leçon a porté en France, puisque certains candidats reviennent déjà sur leurs promesses.
  • 3) Autoproclamé candidat anti-lobby politique, le président a fait la part belle aux lobbies dans la formation de son gouvernement. Il voulait bouter Wall-Street, les banquiers de Goldman Sachs sont en nombre dans son administration, à des postes essentiels. Ainsi que des figures du lobby pétrolier ou de la lutte contre l’avortement.

Ce gouvernement des lobbies devrait beaucoup servir les intérêts particuliers des entreprises les plus puissantes du pays et faire peu de cas de l’intérêt général. Une catastrophe, et pas seulement pour le réchauffement démocratique. Malheureusement, sur ce point, le risque est faible de se trumper.

 

J.-M. Th.

 


31/12/2016
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