Slimane Azayri

Slimane Azayri

"Le pouvoir algérien bloqué par les manifestations"

Il parait clair que si les algérien.nie.s commencent à sortir dans la rue et manifester, c’est pour répondre aux sollicitations plus implicites qu’explicites de certains secteurs du pouvoir politique. Le but, comme à  peu près en octobre 1988, semble être de faire changer le rapport de force interne du pouvoir dans le sens d’un changement du personnel dirigeant dans le cadre de la continuité du système en place. Les algériens sortis dans la rue pour contribuer à sortir le pays de la crise institutionnelle actuelle doivent-ils se limiter à jouer le rôle de supplétifs ou d’armée de réserve dans lequel le confine la tradition des basses manoeuvres politiciennes des groupes dirigeants ? Si tel est le cas, le pays ne sortirait pas vraiment de la zone des tempêtes car une solution bricolée en cercle fermé dans l’urgence et la précipitation ne peut pas être durable. Par contre, si les algérien.ne.s patriotes s’impliquent collectivement et durablement dans la résolution de la crise et arrivent à peser dans l’évolution du cours des choses, il devient possible d’espérer une issue positive. Cette issue n’est, à mon avis, pas imaginable en dehors de l’ordre constitutionnel existant à condition qu'il soit rigoureusement respecté dans son esprit et sa lettre . Ce respect de l’ordre constitutionnel représente un veritable défi pour les algérien.ne.s patriotes et un gage de stabilité politique pour notre pays. Le début de l'instauration d’un Etat de droit, car il s’agit de cela, grâce à la dynamique vertueuse impulsée par le mouvement citoyen en cours, permettra notamment de réparer les graves atteintes que la présidence de Bouteflika a infligé a la valeur des normes constitionnelles.

 



15/04/2019
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