Slimane Azayri

Slimane Azayri

Richesses gaspillées, extrême pauvreté et symboles religieux détournés dans Alger

 

Partis, ma compagne et moi, à Chéraga (quartier ouest d'Alger) prendre des boissons chaudes dans un salon de thé qui nous a été vivement recommandé, nous nous retrouvons sans l'avoir vraiment prévu à l'intérieur du centre commercial « El Qods », énorme temple dédié aux biens de consommation. L'immeuble en forme de « U » fait une dizaine d'étages contenant des centaines de magasins dont les trois quarts environ sont fermés. Au sommet de la masse imposante, un grand dôme orné de céramique bleu ciel pour rappeler la mosquée « El Aqsa ».

La question que je me pose est de savoir pourquoi faire porter le nom de la ville sainte de Jérusalem - ou El Qods -  à ce grand bazar que l'on croirait  être  un lieu de culte voué aux marchandises de toutes sortes et origines.

(…) Sur le chemin du retour à la maison, nous apparaît soudain, après un tournant,  un homme noir de crasse, debout face à un grand bac à ordure en plastique vert posé sur le trottoir. Indifférent au reste du monde, il mange sur place des restes d'aliments en provenance des magasins situés de l'autre côté de la rue, parmi lesquels deux rôtisseries, une supérette, un magasin de fruits légumes et un salon de thé.



21/02/2012
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