Libertés individuelles et interdits sexuels
Il est faux de croire qu'un Etat aussi puissant soit-il arrive à interdire effectivement la prostitution, l'homosexualité et autres pratiques sexuelles considérées déviantes, au moyen d'un dispositif exclusivement répressif. En tout cas, nous ne connaissons pas dans l'histoire humaine un pays, y compris islamique (Arabie saoudite et Iran inclus), qui soit arrivé à cet exploit miraculeux. Dans le cas particulier de l'Algérie, il faudrait, pour réduire les risques de se tromper de société et d'époque, chercher à savoir concrètement de quoi l'on parle. Pour cela, il faudrait, dans le cadre de débats publics sans œillères ni tabous, explorer les pratiques sociales en ces matières par des actions d'enquêtes de terrain et l'exploitation des données existantes auprès des services spécialisés, notamment publics (justice, santé, protection sociale, recherche scientifique ...). C'est une fois ces longues et laborieuses actions d'exploration, d'étude et d'échange réalisées que nous pourrions arriver à identifier et défendre des solutions adaptées à notre temps, donc forcément nouvelles, pour chacune des pratiques sexuelles actuellement interdites d'un point de vue formel en Algérie sans que cela les empêche de prospérer dans le noir des espaces incontrôlés et incontrôlables, comme c'est le cas dans tous les pays où règnent les interdits légaux.
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